16 novembre 2013

« Comment entreprendre en Afrique quand on est une femme ? »

Le 12 Octobre, l’association Oser l’Afrique a organisé un hangout sur l’entrepreneuriat féminin en Afrique en partenariat avec l’Agence de Communication Digitale Kouaba.

Quel état des lieux peut-on en faire ? A quels écueils doit-il faire face ? Quelles sont les armes dont il peut bénéficier ?

Pour répondre à ces questions nous avons fait appel à trois entrepreneures africaines qui, chacune dans leur domaine, ont su Oser. Rebecca Enonchong, Céline Vitoria Fotso et Paola Audrey Ndengue.

Rebecca est la fondatrice et PDG du Groupe AppsTech, une entreprise multinationale informatique qui a des bureaux sur 5 continents et compte des du secteur privé et du secteur public dans plus de 50 pays.

Céline  est femme d’affaires, designer, community manager et architecte événementielle. Elle est également fondatrice de Je Wanda Magazine, média interactif de divertissement et d’actualité culturelle dédié à la jeunesse africaine.

Paola-Audrey est depuis 5 ans la co-fondatrice de FASHIZBLACK, un des médias leaders en matière de mode et Lifestyle afro. Elle y occupe les fonctions de rédactrice en chef et de directrice artistique.

Ce hangout a été riche en enseignements et les questions des internautes ont orienté le débat en permettant à nos invitées de confronter leurs vécus.

On a ainsi appris que les difficultés des femmes africaines ne sont pas toujours là où on pourrait le penser : entreprendre et être une femme africaine n’est ni impossible, ni incompatible. Les jeunes femmes et hommes africains ont des capacités et des possibilités : ils se doivent de les exploiter !

Le travail est le plus sûr moyen d’atteindre ses objectifs : tous les participants au Hangout se sont accordés sur ce point. En travaillant mais aussi en partageant avec des gens autour de soi on peut confronter son idée au terrain et aux autres pour mieux avancer.

N’ayez pas d’œillères : vos capacités d’apprentissage ont autant de valeurs que vos diplômes. Il n’y a pas de prédisposition pour un domaine ou un autre. D’ailleurs l’entrepreneuriat doit être démystifié : les vendeuses dans la rue sont des entrepreneures à part entière. Attention cependant : l’entrepreneuriat féminin en Afrique ne se réduit pas à cela !

La question de l’éducation a également été posée : aujourd’hui en Afrique il y a 79 filles scolarisées pour 100 garçons. Le problème de l’accès à l’éducation de ces jeunes filles, qui souvent décrochent à l’école primaire se pose. Leurs chances de réussir ne sont-elles pas biaisées dès le départ ?

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Le fait est qu’il n’est pas aisé d’entreprendre en Afrique et notamment au Cameroun. Rebecca, une de nos invitées s’est faite refouler d’une banque parce qu’elle était une femme. Céline, s’est entendue dire qu’elle ne pouvait pas monter dans un bar sans être accompagnée d’un homme. Et pourtant nos trois entrepreneures sont d’accord : il faut y aller, il faut Oser entreprendre en dépit des difficultés. Et s’entourer de bonnes personnes, de mentors…

Les démarches pour entreprendre doivent être simplifiées, le climat social doit être assaini et des guichets uniques pour créer une entreprise doivent être ouverts. L’environnement reste encore trop complexe pour entreprendre : il est urgent d’agir en ce sens.

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Les entrepreneurs devraient communiquer entre eux et pourquoi ne pas ériger des modèles, en mettant en avant des success stories : celles qui ont réussi apporteront un plus en partageant leur parcours avec les autres.

De nombreux axes de réflexions ont été développés :

–       Professionnaliser les tontines pour financer les microprojets

–       Favoriser et développer le mentorat pour les jeunes débutantes

–       Favoriser l’entrepreneuriat dès le plus jeune âge en l’enseignant au collège ou en y invitant des intervenants

–       Développer la notion de droits d’auteurs et de propriété intellectuelle

–       Développer des incubateurs dans des domaines autres que la technologie

La bonne nouvelle : le phénomène de business angels se développe en Afrique… Entrepreneurs, profitez-en !

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Au final, nos trois invitées se sont prêtées à un jeu : nous dire ce que leur évoquaient ces trois mots clés du débat :

Afrique = Cœur, Beauté, Mystère

Entrepreneuriat = Travail, Passion, Femme et Sacrifice

Financement = Client, Combat, Saint-Graal, Pas encore

Vous avez été très nombreux à regarder le hangout en direct et en différé sur la chaîne Youtube de l’agence Kouaba !

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Pour ceux qui auraient manqué ça, voici le lien de la vidéo : http://bit.ly/19ZXJGb

Posted in: Actualités

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