27 avril 2018

Le collectif O.S.E.R. L’Afrique vous a proposé une nouvelle rencontre le 10 avril dernier.

 

Le thème de cette troisième rencontre portait sur l’Entrepreneuriat et le Développement PersonnelComment le développement personnel aide t-il à améliorer la résilience entrepreneuriale ?

Nos trois intervenants, Isabelle Boireau, Aïssé N’Diaye et Christian Kamtchueng ont partagé leurs expériences entrepreneuriales pour nous embarquer dans leur cheminement inattendu. Lisez plutôt.

 

  • Isabelle Boireau:

 

La vie devient un laboratoire quand on est entrepreneur.

 

Après près de 10 ans de carrière comme assistante de hauts cadres dirigeants et CEO de groupes industriels, Isabelle décide de se lancer à temps plein dans sa passion qui est le maquillage et le coaching beauté. Aujourd’hui entrepreneure dans le domaine de la beauté avec Natural Beauty Wedding,  sa vocation est de sublimer de futures jeunes mariées mais pas seulement ! Elle intervient aussi sur des tournages de films, clips vidéo ou encore shooting photos pour des artistes et VIP.

Sa résilience lui vient d’une part de sa foi en Dieu: faire du bien à ses clientes, se mettre à la place des autres, valoriser sa clientèle pour la fidéliser. De son expérience personnelle, et à travers son activité, elle veut transmettre ce message à ses clientes: nous sommes tous de belles personnes.

 

Il faut être dans la solution et non dans le constat défaitiste…

 

D’autre part, c’est développer une mentalité de solution: se réinventer, s’adapter, être créatif, anticiper les moments creux. Est-ce que le jour, le timing ou l’offre sont adaptés? Dois-je proposer un service personnalisé?

 

Être entrepreneur c’est être le moteur de ce qu’on fait.

 

Isabelle explique avec beaucoup d’émotion et d’énergie qu’elle s’occupe de femmes qui se retrouvent en elle. Sa force vient d’une enfance qui n’a pas été facile, et avec le temps, elle a su apprendre à avoir confiance en elle. Alors même qu’elle avait une situation confortable en tant que salariée, c’est cette confiance qui lui ont permis de se lancer dans l’entrepreneuriat avec tous les risques que cela comporte.

 

  • Christian Kamtchueng :

 

Il faut avoir un mental de guerrier, si tu peux avoir 18, il faut avoir 25/20. Toujours chercher l’excellence.

La passion conduit à l’excellence, l’excellence à la liberté.

 

Christian nous a marqué par ses formules chocs !

Ecrivain, et financier, il a quitté la ville de Londres pour revenir entreprendre en France. Il est le co-fondateur d’Afrisia et de WeRepo. Egalement auteur de plusieurs ouvrages tel que Le Manifeste de la Raison Objective, il a de multiples casquettes et tient son propre blog.

 

La réussite individuelle c’est gentil mais on vous vend ce rêve depuis l’enfance, il faut plus. Il faut aller plus loin.

 

Christian insiste sur le fait qu’il faut travailler en équipe, en synergie, et qu’on ne peut rien réussir seul. Il donne aussi son opinion sur le système financier en général, dont il a pu étudier et expérimenter les rouages lorsqu’il était en Angleterre, en indiquant que les méthodes de financement que nous avons en Afrique noire, telles que la tontine, sont très utiles et que la crise financière de 2008 prouve que les banques ne sont pas toujours indispensables.

Il faudrait donc valoriser l’entraide, la solidarité dans nos « communautés ».

Il précise aussi qu’il aurait pu rester en Angleterre, mais qu’il est revenu en France pour sa famille, notamment pour son petit frère afin de lui montrer l’exemple.

 

Nous avons un devoir d’exemple.

 

Le secteur dans lequel il évolue étant très concurrentiel, il tenait à restituer sa vérité à ses proches et à les inspirer. Malgré les difficultés et les menaces dont il a fait l’objet, il ne s’est pas découragé et il poursuit son chemin. Christian est très ambitieux et vise très haut. Il l’a répété plusieurs fois pendant son discours: il n’est pas ici avec nous, il est déjà loin.

 

N’attendez pas que je soit Bill Gates pour venir frapper à ma porte.

 

Sa résilience lui vient de son énergie débordante, et de sa foi inébranlable en son potentiel d’entrepreneur. Pour lui, nous sommes déjà tous des gagnants. Il n’y a pas d’échec. Tant que nous continuons d’essayer et que nous réalisons de bonnes actions pour la communauté, nous avons déjà gagné.

 

  • Aïssé N’Diaye :

 

Depuis l’âge de 11 ans, je suis passionnée d’Egypte antique.

 

Aïssé est la créatrice de la marque Afrikanista (2014), une ligne de tee-shirts et de sweat-shirts qui rend hommage à ses parents, aux anciennes générations africaines et plus particulièrement à la culture subsaharienne en Afrique de l’Ouest. Le concept est articulé autour de quatre thématiques : les portraits de familles africaines vintage, les proverbes africains, les hiéroglyphes égyptiens et les femmes de l’Afrique subsaharienne. Elle a fondé la marque en parallèle de son travail en tant que visual merchandiser chez H&M qu’elle a ensuite décidé de quitter pour se consacrer à ses créations.

 

Je trouvais qu’en France, on ne rendait pas assez hommage à nos parents.

 

Sa résilience provient de la fierté de ses parents. C’est de l’automotivation !

 

À travers sa marque, elle souhaite aussi montrer qu’en tant que femme on peut réussir sans forcément passer par des schémas traditionnels tels que le mariage, les enfants, etc. Elle indique qu’elle n’est pas mariée, malgré ses 36 ans, et que c’est vécu comme un problème dans sa famille, car chez le peuple Soninké, le mariage est une étape importante de la vie d’une femme. Elle tient à montrer qu’elle peut être issue du milieu d’où elle vient et être une femme indépendante qui se bat et réussit dans son domaine malgré les challenges au quotidien.

 

Ma mère m’a toujours dit: ‘ne dépend jamais d’un homme’

 

Pour elle, la réussite c’est le parcours effectué, la stabilité financière, c’est voir portés des articles qu’elle a confectionnés. C’est aussi le sentiment d’être libre, être son propre patron.

 

Pour conclure, les intervenants nous ont donné quelques conseils sur ce dont les personnes intéressées par l’entrepreneuriat devraient se pencher. En voici une liste non exhaustive :

  • Que les prospects passent le mot, l’énergie;
  • Se former en continue;
  • Avoir de la visibilité;
  • Avoir de fortes ambitions;
  • Avoir une bonne estime de soi;
  • Avoir le devoir de transmission, d’exemplarité;
  • Penser à se faire mentorer;
  • Valoriser son capital;
  • Être créatif.

 

En un mot, il faut oser croire en ses rêves et persévérer car en dépit des épreuves, la résilience permet de maintenir le cap et de poursuivre ses ambitions.

 

Retrouvez le live de cette rencontre sur notre page Facebook.

 

Osément,

L’Équipe O.S.E.R. L’Afrique.

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